Sainte Catherine de Fierbois

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L'édito
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L'édito

Sainte-Catherine et les regroupements de communautés de communes

Nous sommes nombreux à nous soucier de l’avenir de notre commune, et c’est sans doute parce que la qualité de vie qui y est proposée est élevée, le bonheur que l’on y cultive est simple que notre attachement à cette petite terre de Touraine du sud est fort et sincère.
 
Depuis quelques semaines, les débats, dans les mairies, à la préfecture, dans la presse locale, se multiplient autour de la mise en œuvre de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République). Ce texte, qui s’impose à chaque commune de France, fixe un seuil de population au-dessous duquel les communautés de communes existantes ont l’obligation de se regrouper pour adopter des territoires plus vastes et plus peuplés.
 
Notre communauté de communes de Sainte-Maure existe depuis 2003. Nous y travaillons bien, et nous y sommes, année après année, devenue une commune écoutée, porteuse d’initiatives et de dynamisme. Notre souhait, jusqu’à très récemment, était de rester dans cette communauté de communes, de continuer et d’approfondir le travail qui y a été entamé. Mais l’État, par l’intermédiaire du préfet, nous a refusé cette possibilité. La Communauté de communes de Sainte-Maure-de-Touraine doit disparaître au plus tard le 1er janvier 2017.
 
Cette annonce a été faite aux communes et par voie de presse en octobre 2015, par le biais de la proposition du préfet d’un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale. Dans ce document, Sainte-Catherine était intégrée dans un nouveau territoire de 72 communes (!) allant de Villeperdue jusqu’au Véron et à Faye-la-Vineuse, incluant Sainte-Maure-de-Touraine, l’Île-Bouchard, Richelieu et Chinon !
 
Appelés à se prononcer sur ce schéma, plus des deux tiers des conseils municipaux concernés l’ont refusé, du fait de l’ampleur de la nouvelle communauté de communes proposée et du manque de cohérence des territoires ainsi regroupés. Sainte-Catherine, par le biais d’une décision du conseil du 25 novembre 2015, à également refusé ce plan du préfet.
 
Au cours de ce vote, les membres du conseil municipal ont souhaité proposer leur vision du territoire, et non pas seulement refuser le projet du préfet. C’est ainsi que nous avons officiellement invité la communauté de communes de Sainte-Maure à demander son « mariage » avec la communauté de communes du Val de l’Indre (CCVI). À défaut d’une position en ce sens de la CCSMT, nous demandions le rattachement, avec Villeperdue (qui était sur cette même position), de notre commune à la CCVI.
 
Dès lors, la logique de ce rattachement s’est imposée ; par une décision unanime, la communauté de communes de Sainte-Maure (qui n’a malheureusement pas trouvé de majorité pour un mariage global avec la CCVI) a approuvé le départ de Sainte-Catherine et de Villeperdue. De même, les deux communautés de communes de la Vallée de l’Indre et du Ridellois ont accepté le principe de l’ouverture à notre commune. Ces décisions ont pu être prises rapidement, par consensus, parce qu’il a semblé évident à l’ensemble des élus des communes que la démarche de Sainte-Catherine, au vu de sa position, était la bonne.
 
Aujourd’hui, la commission départementale de coopération intercommunale a intégré les positions des communes et des communautés de communes, et a noté le consensus qui s’est fait jour sur l’avenir de Sainte-Catherine. Pour autant, le processus n’est pas encore fini, et c’est le préfet qui aura le dernier mot. Les changements ne rentreront en vigueur qu’en 2017.
 
Une chose est sûr : la CCSMT n’existera plus en janvier 2017. Si Sainte-Catherine avait fait le choix de rester avec les communes qui la composent aujourd’hui, elle aurait été intégrée dans un ensemble comprenant Richelieu et l’Île-Bouchard ; en attendant d’être définitivement associée à Chinon. Un ensemble dont personne ne sait aujourd’hui quelles seront ses compétences, ni ses moyens. Un ensemble où les méthodes de travail ne seront pas forcément celles de notre actuelle communauté de communes.
 
Le choix à faire n’était pas entre la stabilité et le changement, mais entre le changement vers le Sud et l’Ouest, ou le changement vers le Nord !
 
Qu’est-ce que ces regroupements administratifs auront comme conséquences sur notre vie quotidienne ? La vérité, c’est qu’à l’heure actuelle, rien n’est réglé, ni pour ceux qui restent, ni pour ceux qui partent ! Les communes vont maintenant pouvoir travailler sur le nouveau schéma ; regarder, compétence par compétence, comment s’organisent en détail ces rapprochements. D’ores et déjà, la communauté de communes de Sainte-Maure nous assure une continuité du service pour les enfants aujourd’hui accueillis à la crèche communautaire de Sainte-Maure. Il y aura des changements. Nous regretterons certaines avancées du travail en commun, comme par exemple l’excellence de notre saison culturelle. Mais le territoire qui s’ouvre à nous est lui aussi porteur de nombreux espoirs, et d’un réel dynamisme économique, démographique, culturel.
 
En le rejoignant, nous travaillerons à doter Sainte-Catherine d’une voix particulière au sein de cette nouvelle structure. Une petite voix, car nous sommes une petite commune, mais une voix qui compte, parce que nous sommes fiers de notre village et de son histoire.
 
Pour vous tenir au courant des avancées de ce dossier aux multiples conséquences, nous vous invitons, notamment, à assister aux séances du conseil municipal, temps essentiels de la démocratie locale. Vous pouvez également prendre connaissance des compte rendus qui en sont tirés, ainsi que des actualités mis en ligne sur notre site internet.
 
Avec toute ma considération,
 
Pour le conseil municipal,
Vincent Popelier,
Maire.